Economie numérique : LE MALI AU DIAPASON DE L’ÉVOLUTION

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a participé la semaine dernière à Kigali, aux travaux du 3ème Sommet de Transform Africa sur le thème : « Villes intelligentes, développement accéléré ». Au cours de cette rencontre de haut niveau, le président Keïta a fait une intervention à la session des maires, consacrée aux villes africaines et aux jeunes, en présence d’une forte délégation d’élus venus de Bamako. L’occasion était bonne pour lui de rappeler les actions dans le domaine des TIC dans notre pays et d’évoquer les initiatives en cours. Ainsi, il a d’abord, salué l’initiative Smart Africa, un projet très porteur pour l’Afrique, selon lui, et surtout une expérience de développement qui ferait gagner des étapes obligées qui ont été lourdes ailleurs. Ibrahim Boubacar Keïta a souligné qu’une attention particulière doit être accordée à la disponibilité d’infrastructures pour développer Smart Africa. Par ailleurs, il a évoqué le maillage de la fibre optique en cours par des investissements privés, des opérateurs de télécommunications ou des investissements publics. « Nous croyons beaucoup au partenariat public-privé. Nous avons aujourd’hui, plus de 9000 kilomètres de fibre optique, près de 2000 en cours de réalisation et environs 3000 kilomètres au stade de recherche de financement », a indiqué le président Keïta.

En outre, le chef de l’Etat a rappelé qu’en octobre 2013, à Kigali, les participants se sont engagés au terme du sommet Transform Africa à soutenir le développement socio-économique et la transformation de l’Afrique à travers la mise en œuvre intelligente et l’application des TIC. « Nous réaffirmons encore notre engagement à soutenir les différentes actions et initiatives de Smart Africa. Nous avons respecté notre engagement financier de contribuer au fonds boursier. Nous nous engageons à apporter notre contribution pertinente au projet phare qui nous a été confié et qui porte sur l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois pour les jeunes ». Le Plan Mali numérique 2020 a mis l’accent sur les différents aspects de ce projet et le ministère de l’Economie numérique prendra les dispositions nécessaires en la matière, a-t-il ajouté.

Ibrahim Boubacar Keïta a, par ailleurs, indiqué que le Mali comptait 20.128.000 abonnés à la téléphonie mobile en fin 2016, 200.000 abonnés au téléphone fixe et près de 4 millions d’abonnés à Internet auprès des deux opérateurs : Sotelma/Malitel et Orange Mali. « Au niveau de l’industrie locale du numérique, l’objectif de notre plan est de développer le secteur en soutenant l’émergence de nouveaux acteurs, en créant 21.500 emplois supplémentaires d’ici 2020 et en portant la part du secteur numérique dans le PIB de 7 à 12 %», a expliqué le chef de l’Etat avant d’annoncer qu’une série d’actions est prévue dans la même logique à savoir : la relance des activités du complexe numérique de Bamako, la création d’un centre d’accueil technologique dans 5 capitales régionales, la mise en place de divers fonds dédiés au financement des entreprises du secteur numérique et à la création de structures d’accueil d’incubation en PPP offrant aux startup des services d’installation et d’accompagnement adaptés à leurs besoins.

Il s’agit aussi de créer dans chaque capitale, un centre d’incubateur des entreprises à travers la Poste, qui vise à accompagner les startup et les PME en associant d’autres secteurs économiques sur une durée de 3 à 4 ans pour en faire des PME formelles et crédibles. Pour ce qui est de la formation au métier et l’usage du numérique, le président Keïta dira que l’objectif est de constituer un capital humain en adéquation avec le secteur du numérique en formant progressivement d’ici 2020, 1200 profils TIC et 40.000 agents d’Etat. Enfin dans le domaine de la sécurité et de la confiance numérique, il s’agira de mettre en place les conditions nécessaires pour susciter la confiance des citoyens aux TIC.

S.T

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