Irrigation : LE TCHAD S’INSPIRE DE L’EXPERIENCE MALIENNE

Le ministre de l’Agriculture, Kassoum Denon a accompagné de son collègue tchadien de la Production, de l’Irrigation et de la Mécanisation agricole, Asseid Gamar Sileck, était samedi dernier dans le Périmètre irrigué de Baguineda. Le ministre tchadien  prenait part au conseil extraordinaire des ministres du CILSS qui s’est tenu vendredi à Bamako.

Avant de regagner son pays, l’hôte tchadien à voulu s’inspirer de l’expérience malienne en matière de culture de riz irriguée. Ainsi, la délégation s’est rendue sur la parcelle de riz du paysan Abdou Sékou Diarra  dans l’Office du périmètre irrigué de Baguineda (OPIB). Ce dernier a exploité cette année 1,6 hectare de riz de la variété « Seberan ». Son champ présente un aspect végétatif très satisfaisant.  La céréale tend vers la maturité complète et la récolte promet.
Le ministre tchadien a eu droit à des explications sur la gestion du périmètre, notamment en ce qui concerne les responsabilités des exploitants et celle de la direction générale de l’OPIB. Le directeur général de l’Office, Djougou Diallo a expliqué au visiteur que l’aménagement du périmètre, les entretiens des réseaux primaires et secondaires incombent à l’Etat. Par contre, l’entretien du réseau tertiaire est à la charge des exploitants. Ces derniers s’acquittent d’une redevance en eau qui est payée en espèces.
Le ministre tchadien a de son côté indiqué qu’au Tchad, la redevance d’eau est également réglée en nature. Elle correspond à 1/10 de la récolte de l’exploitant tchadien.  Mais la pratique malienne lui paraît plus intéressante, car, quand le paysan tchadien  enregistre une mauvaise récolte, le prélèvement de la part qui représente la redevance devient problématique.
Par ailleurs, contrairement à l’irrigation gravitationnelle pratiquée ici, les périmètres au Tchad sont irrigués grâce à des motopompes. Le relief des périmètres ne permet pas à ces infrastructures de bénéficier d’une irrigation par gravité comme c’est le cas chez nous. Aussi, aucun périmètre au Tchad n’est connecté à un cours d’eau, ce qui fait que l’Etat est contraint d’installer des motopompes pour irriguer les plaines. Cette différence accroît le coût d’exploitation des périmètres au Tchad. Le ministre Denon a précisé que la majeure partie des périmètres au Mali sont exploités selon le même mode  qu’à l’OPIB.
Le ministre tchadien qui  s’est dit impressionné par  ce qu’il a vu, a promis d’envoyer des experts pour s’inspirer de l’expérience malienne en matière d’irrigation. Avant de quitter le périmètre, il a assisté à une pré-récolte symbolique dans le champ du paysan Abdou Sékou Diarra qui espère récolter près de 5 tonnes à l’hectare sur sa parcelle. Il a reçu les félicitations des deux ministres qui lui ont souhaité une bonne fin de campagne agricole exempte de nuisibles.
Le visiteur tchadien est retourné hier dans son pays avec certainement beaucoup de projets de collaboration entre les deux pays qui partagent nombre d’affinités en ce qui concerne le développement rural.
M. COULIBALY

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