Sommet Afrique-France : LE MALI RELÈVERA LE DÉFI DE L’ORGANISATION

C’est l’assurance qu’a donnée le président du comité d’organisation lors du lancement officiel des activités de mobilisation citoyenne. Notre pays a le soutien total de la France.

Pour sa première prise de contact avec les médias dans le cadre de la mobilisation citoyenne afin de rehausser l’éclat du prochain sommet Afrique-France, que notre pays devra abriter les 13 et 14 janvier 2017, le président du Comité national d’organisation dudit sommet (CNOSAF), Abdalla Coulibaly, a rencontré les journalistes, samedi dernier dans la salle de conférence de la Maison de la presse.
D’entrée, Abdalla Coulibaly a fait un large tour d’horizon du contexte politique et sécuritaire dans lequel le Mali sera amené à accueillir sur son sol la France et ses amis africains. Il a ensuite expliqué les circonstances du choix de notre pays pour abriter ce sommet. Soulignant l’importance de ce choix, il a rappelé que notre pays a organisé ce sommet en 2005. Décider de tenir le sommet Afrique-France à Bamako, dans le contexte que nous vivons, est un sérieux coup de pouce que le président français François Hollande a voulu donner au Mali. Pour le président du CNOSAF, nous devons saisir cette opportunité pour montrer que notre pays reste une destination fréquentable malgré l’image déplorable véhiculée par la presse internationale. La France et ses amis veulent aider le Mali dans le processus de sortie de crise. Les Maliens doivent se mobiliser pour profiter de cette formidable opportunité, a plaidé Abdalla Coulibaly. « La France n’est pas l’ennemi du Mali », a-t-il dit avec insistance avant d’ajouter « que si la France était un ennemi du Mali, elle n’allait pas envoyer ses fils pour nous aider à reconquérir le nord de notre pays occupé par les terroristes ».
Le président du CNOSAF a également tenu à lever toute équivoque quant à la tenue du sommet en terre malienne. « Notre pays a la capacité de relever le défi et il le fera avec ses moyens », a souligné avec conviction Abdalla Coulibaly. Pour étayer son propos, il a rappelé quelques activités déjà menées à Paris en compagnie du conseiller spécial du président français, chargé du suivi du dossier avec notre pays, l’ambassadeur Frédéric Clavier. Ensemble, les deux parties ont rencontré les ambassadeurs africains accrédités à Paris, pour leur expliquer le contexte de la tenue du sommet au Mali, ses enjeux et les résultats attendus. L’ambassadeur Frédéric Clavier a été clair devant les diplomates africains : « Bamako abritera le sommet les 13 et 14 janvier 2017 ». Le diplomate français a précisé que la date a été fixée de commun accord avec la partie malienne. De quoi tordre le cou à l’information selon laquelle la Côte d’Ivoire s’était déclarée prête à accueillir le sommet en cas de défaillance du Mali.
Abordant le niveau de la préparation sur le plan de la logistique d’accueil, Abdalla Coulibaly et ses collaborateurs ont donné des assurances sur la prise en charge des participants au tant sur le plan des hébergements que de la nourriture. Selon le président de la commission hébergements, restauration et protocole, Mathias Diarra, ancien chef de protocole de l’ambassade du Mali à Paris, il est prévu environ 3000 participants, venant de 60 pays, dont une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement, des dirigeants des organisations internationales comme le secrétaire général de l’ONU, le président de la Banque mondiale, la directrice générale du FMI, etc. Pour la circonstance, 2198 chambres d’hôtels et de villas ont été aménagées dans une soixantaine d’hôtels et une trentaine d’établissements pour loger les hôtes de marque, les invités spéciaux et les autres participants. Plus de 200 journalistes sont également attendus.
Au plan sécuritaire, Malien et Français travaillent discrètement pour mettre le niveau au maximum, même si le risque zéro n’existe pas. « En Afrique orientale, où je me trouvais récemment, mes interlocuteurs étaient en train de me demander si l’on peut tenir le pari de la sécurité, je leur ai donné toute les assurances. Cela veut dire que même en Afrique, l’on ignore de l’évolution de la situation au Mali. C’est donc un effort qu’on doit déployer pour convaincre les uns et les autres sur l’amélioration du climat sécuritaire dans notre pays », a expliqué Abdalla Coulibaly.
Le comité d’organisation a envisagé des innovations majeures d’ordre culturel et environnemental. Pour cela, 4000 jeunes seront recrutés pour rendre la capitale plus attrayante et sensibiliser la population du district afin qu’elle s’approprie du projet en vue de réserver à nos hôtes un séjour agréable et inoubliable. Les Sotramas seront mis à contribution, a expliqué Gaoussou Haïdara, responsable de la commission « Mobilisation sociale ». Le slogan de campagne sera : « je suis propre, mon environnement et propre et toi ? ». Il s’agit, au travers de cette forme de communication directe, d’amener la population de la capitale à un changement qualitatif en adoptant une attitude de propreté dans son environnement social pour redonner à Bamako son qualificatif de ville coquette d’antan.
Le budget déjà mobilisé pour organiser cet important rendez-vous s’élève à plus de 3 milliards de Fcfa au compte de la CNOSAF, a expliqué Boniface Diallo, conseiller chargé des finances. Toutefois, il convient de préciser que le budget global, qui fait environ 35 milliards de Fcfa, intègre celui du CNOSAF et ceux des ministères sectoriels, impliqués dans l’organisation du sommet, a précisé Abdalla Coulibaly.


A. Diallo

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