Journée africaine de la décentralisation et du développement local : AUTOUR DE LA REPRESENTATION ET DE L’AUTONOMISATION DES FEMMES

La Journée africaine de la décentralisation et du développement local, dont l’ouverture a été présidée, hier, par le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, Mohamed Ag Erlaf, est une opportunité pour les agents des collectivités territoriales d’approfondir et d’enrichir la réflexion autour de deux sous-thèmes : « Quelles stratégies pour améliorer la représentation des femmes dans les différents organes des collectivités locales ?» ; « Autonomisation des femmes rurales, un atout pour éradiquer la pauvreté et la faim ».

A la fin de cette journée, organisée au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) à Kati, en présence de nombreux partenaires techniques et financiers, il est attendu des recommandations et suggestions pouvant permettre au citoyen en général, et à la femme en particulier, d’assurer pleinement son épanouissement et sa pleine participation au processus de prise de décisions.

Selon le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, les manifestations organisées dans le cadre de cette journée offrent l’occasion aux acteurs intervenant dans le processus de faire le bilan des actions engrangées en matière de décentralisation et de développement local. La journée constitue aussi un moment de réflexion sur la problématique de la mise en œuvre de ces politiques.

« C’est pourquoi, dira le ministre Ag Erlaf, ces manifestations interviennent au Mali dans un contexte marqué par la volonté des autorités maliennes d’approfondir le processus de décentralisation à travers la régionalisation et la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. »

« La célébration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local, le 10 août, est un engagement des Etats membres de l’Union africaine à promouvoir les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique comme préalable à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des peuples du continent», a rappelé Mohamed Ag Erlaf.

C’est dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de l’Agenda 2063 que le gouvernement du Mali a institué le système de quota dans les fonctions électives et dans l’administration d’Etat. Conformément aux objectifs de l’Agenda 2063 et la proclamation par l’Union africaine de l’année 2016, « Année des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes » et considérant le développement comme étant un droit fondamental de l’homme, le thème choisi cette année pour la célébration de la journée est : « l’équité, la promotion du genre et l’autonomisation des femmes pour une meilleure réalisation de l’Agenda 2063 et l’atteinte des Objectifs de développement durable»

Selon le ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, la mise en œuvre de la décentralisation au Mali a permis d’atteindre des résultats très positifs en termes de participation des acteurs locaux à la gestion des affaires locales ; d’amélioration de la couverture du territoire national en infrastructures (écoles, centre de santé, pistes rurales, points d’eau, etc.) ; de renforcement du cadre juridique et institutionnel assurant l’implantation forte et irréversible des collectivités territoriales dans le paysage institutionnel malien ; de définition des orientations politiques de la décentralisation formalisée à travers des documents cadre de politique nationale de la décentralisation (DCPND) successifs etc.

« Ces résultats constituent le fruit des efforts conjugués du gouvernement, des populations et de ses partenaires techniques et financiers », a-t-il ajouté. « Cependant, nuance le ministre, ces constats ne doivent pas faire perdre de vue les nombreuses difficultés qui jalonnent le chantier de la décentralisation. En effet, les avancées démocratiques ne se traduisent pas toujours en progrès sociaux et économiques pour les populations locales en général et les femmes en particulier ».

Le CFCT est un établissement doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il a pour missions : la formation et le perfectionnement des fonctionnaires et agents contractuels des collectivités territoriales ; le perfectionnement des élus des collectivités territoriales ; les études et recherches en matière de décentralisation et de développement local, a expliqué sa directrice, Mme Coulibaly Thérèse Samaké.

Aussitôt, après la cérémonie, c’était la journée portes ouvertes sur le CFCT pour une visite des locaux de l’établissement.

A. DIARRA

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