PORTRAITS DES NOUVEAUX MINISTRES

 

M. MINISTREMME KEITA AIDA M’BO

Le nouveau ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable s’appelle Mme Kéïta Aïda M’Bo. Née en 1958 à Villepinte en France, c’est au lycée Notre Dame du Niger qu’elle décrocha son baccalauréat en 1976. Aïda M’Bo a poursuivi ses études supérieures à l’Université de Reims Champagne (France) où elle obtint en 1985 une maîtrise en Droit. Plus tard, précisément en 2011, elle obtiendra un master en gestion du développement à l’Université Mandé Bukari de Bamako.

 Entre 1985 et 1993, Aïda M’Bo fut successivement chargée de cours au compte du ministère de l’Education nationale en France, responsable administrative et technique du Programme « Haute intensité de main d’œuvre » au Mali,  responsable du transfert des équipements du Projet routier financé par l’UNSO, et gestionnaire du portefeuille UNSO comprenant 6 projets en exécution nationale.
De 2001 à 2004, elle était chargée de programme au PNUD/Mali. Elle deviendra plus tard conseiller au Programme/environnement PNUD/Mali. Avant son entrée dans le gouvernement, Mme Kéita Aïda M’Bo était conseillère au Programme/environnement au PNUD/Mali et assistante au représentant résident du PNUD/Mali. Le nouveau ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est donc en terrain connu pour avoir consacré plus de 20 ans aux questions de l’environnement et du développement durable au sein du PNUD/Mali.
Côté vie associative, Mme Kéïta Aïda M’Bo est la présidente du Réseau Energia/Mali, membre de l’Association des femmes de Faladié pour la défense de l’environnement, membre de l’Association malienne d’impact environnement et membre de la Fédération nationale des coordinations des organisations féminines du Mali (FENACOF).
Mariée et mère de plusieurs enfants, Mme Kéïta Aïda M’Bo aime la lecture, la poésie, le scrabble et la marche.

M.MINISTREMalick Alhousseïni

Le nouveau titulaire du portefeuille de l’Energie et de l’Eau est né le 25 janvier 1960 à Bagoundié (Gao). C’est là qu’il fera l’école primaire (1967 à 1973) avant de rallier Gao pour le second cycle et le lycée. Il obtiendra son baccalauréat en sciences exactes à Markala. En 1979, le jeune Malick Alhousseïni intégrera l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI) où il décrochera le diplôme d’ingénieur des sciences appliquées, option hydrogéologie. Il fit ensuite une série de stages de spécialisation de 1985 à 1987 à l’Institut de géophysique de Lausanne (Suisse).
En 1984, il intègre l’administration publique en qualité d’ingénieur de l’industrie et des mines, avec affectation à la direction de l’hydraulique. De 1991 à 2003, Malick Alhousseini suivra plusieurs stages de spécialisation dans les domaines de l’eau et de l’énergie en France. Il sera détaché auprès du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) de 1988 à 1997 pour le suivi des projets hydrogéologiques. Il rejoindra l’administration en 1999 comme conseiller technique chargé de l’eau au ministère du Développement rural et de l’Eau, puis au département des Mines, de l’Energie et de l’Eau en 2000.
Malick Alhousseïni est nommé directeur national de l’hydraulique en 2001. Poste qu’il occupera jusqu’en 2008, année de sa promotion comme secrétaire général du ministère de l’Equipement et des Transports.
Malick Alhousseini sera propulsé au devant de la scène publique après l’éclatement de la crise sécuritaire au Nord. En sa qualité de président du Collectif des ressortissants du Nord du Mali (Coren), il fera des sorties remarquées dans les médias nationaux et internationaux pour dénoncer les exactions et les actes de terrorisme commis par les bandits armés et leurs alliés jihadistes.
Marié, père de quatre enfants, le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau effectue ainsi son deuxième passage dans l’équipe gouvernementale. Il fut ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale chargé de la Décentralisation.
Malick Alhousseini est chevalier de l’ordre national du Mali et aime la marche, la lecture et les voyages.

KONATEMamadou Ismaël Konaté

Le nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux est un avocat émérite. Né le 23 août 1963 à Bamako, Mamadou Ismaël Konaté est un avocat inscrit au barreau du Mali depuis 17 ans. Il est associé, fondateur de la société civile professionnelle d’avocats « Jurifis consult », un cabinet d’avocats associés également inscrit au grand tableau de l’Ordre des avocats du Mali.

Spécialisé en droit de l’entreprise et des affaires, notamment de type OHADA, Mamadou Ismaël Konaté exerce son activité professionnelle au Mali et à l’international surtout, dans les communautés et zones économiques telles que l’UEMOA, la CEDEAO, la CEMAC, l’OHADA, l’OAPI et la CIMA.

Mamadou Ismaël Konaté est intervenu et intervient encore dans de nombreux dossiers d’investissement et dans des projets internationaux pour le compte de plusieurs entreprises internationales, d’institutions financières, d’organisations internationales et de gouvernements, tant en qualité de conseil que d’avocat.

Mamadou Ismaël Konaté développe depuis plusieurs années déjà une expertise avérée et reconnue dans les domaines du droit commercial, du droit des sociétés, du droit des sûretés, du droit du travail et de la sécurité sociale, du droit de l’arbitrage international.

Secrétaire général de l’Association pour la promotion de l’arbitrage en Afrique (APAA), il a participé et participe encore à la rédaction, à la révision et/ou à la relecture de nombreux textes de lois d’origine nationale et communautaire.

Mamadou Ismaël Konaté est président de l’Association «TICS DU DROIT», directeur de publications de la revue « Jurifis Info » et de la revue trimestrielle de Droit et de Jurisprudence des Affaires. Il est le relais pédagogique de l’ERSUMA et membre du comité scientifique de la revue de l’ERSUMA.

Diplômé en droit des affaires et en droit social de l’Université de Bordeaux I, il a participé en qualité d’animateur à plusieurs colloques, conférences et séminaires en rapport avec le droit OHADA. Au sein de la société civile professionnelle d’avocats « Jurifis consult », il a en charge le pôle contentieux international des affaires.

Mamadou Ismaël Konaté est aussi sénateur de la Jeune chambre internationale, membre de l’Union internationale des avocats et de l’Association européenne des avocats.

Avant sa nomination comme ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, il était le président du comité d’experts chargé de la révision constitutionnelle.

MMENina WALETT INTALLOU 

Celle qui détient le portefeuille de l’Artisanat et du Tourisme dans le nouveau gouvernement est née vers 1964. Nina Walett Intallou a suivi le cursus normal d’enseignement au Mali avant de passer, en 1986, un diplôme de comptabilité générale au Cours Loko d’Abidjan, puis une maîtrise de droit public à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de Bamako (2005). Elue municipale à Kidal (1999), elle entre au Haut conseil des collectivités (HCC) où elle se voit confier le poste de 4è vice-présidente.
De 2004 à 2012, Nina Walett Intallou est la première adjointe du maire de la commune d’Essouk et la 5è vice-présidente du HCC. Membre influente du MNLA, elle représente l’espoir d’une paix durable et d’une réconciliation sincère.
Déjà la nomination de Nina Walett Intallou comme première vice-présidente de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation avait suscité un immense espoir de réconciliation tant elle symbolise, pour beaucoup de Maliens, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Kidaloise bon teint, Mme Nina Oualet Intallou est une femme engagée.

MINISTRE FMME TRAORE SEYNABOU DIOP

Le nouveau ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, Mme Traoré Seynabou Diop est un ingénieur des constructions civiles. Elle est donc en terrain connu. Agée de 53 ans, Mme Traoré était jusqu’à sa nomination, directrice générale adjointe à la direction générale des marchés publics et délégation des services publics (DGMP-DSP).

C’est en 1982 que Mme Traoré Seynabou Diop a obtenu son baccalauréat en sciences exactes, au lycée Askia Mohamed. Elle rentre ensuite à l’ENI d’où elle sort avec un diplôme d’ingénieur des sciences appliquées avec mention « Bien » en constructions civiles. Elle part pour l’ex-URSS et y décroche un diplôme universitaire de technicien supérieur en informatique au lycée radio électronique de St-Petersbourg. En 1997 elle obtient un autre diplôme universitaire de technicien supérieur, mais cette fois-ci en finances et comptabilité à l’Institut universitaire de gestion (IUG) de Bamako.

Elle a suivi plusieurs autres formations notamment dans les domaines du management des projets, de l’audit des marchés et de la corruption dans les marchés publics, ainsi que du partenariat public-privé.

De 2008 à 2015, elle fut sous directrice des marchés et délégations de service public et chargé du suivi, de la supervision et de la coordination de toutes les activités de la sous direction. Elle assurait également le contrôle des procédures de passation et d’exécution des marchés de travaux, de fournitures et de services courants dont le montant excède 250 millions ainsi que ceux relatifs aux prestations intellectuelles dont le montant excède 75 millions de Fcfa.

En 2014, Mme Traoré Seynabou Diop est accréditée manager spécialiste en passation des marchés et devient ainsi la première femme au Mali à réussir cette accréditation en guise de reconnaissance de ses habiletés professionnelles, de ses connaissances et de ses compétences spécifiques en passation des marchés.

Depuis janvier 2016, elle était membre de la mission pour l’examen des mesures à prendre pour la gestion de la phase transitoire suite à la résiliation de la convention de concession de l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar–Bamako du 8 au 12 janvier 2016. Elle va certainement aider à faire revivre cet outil de désenclavement et d’approvisionnement important pour notre pays.

Mariée et mère de cinq enfants, Mme Traoré a comme loisirs le sport, le cinéma et la lecture.

EL MOCTARMOHAMED EL MOCTAR

Le nouveau ministre de la Réconciliation nationale est né vers 1948 à Almoustaratt, dans le cercle de Bourem où il effectue ses études fondamentales de 1957 à 1967. Orienté à l’Institut pédagogique d’enseignement général de Diré en 1967, il en sort en 1968. Il entreprend un stage en psychologie et sociologie de l’enfant à l’École centrale de Komsomol (Moscou) de 1968 à 1969.

Revenu au pays en 1970, il est nommé instructeur de jeunesse à Tominian, puis conseiller à la jeunesse et à l’éducation populaire à la Direction générale de la jeunesse des sports, des arts et de la culture à Kayes de 1973 à 1978.

De 1982 à 1983, il est nommé directeur général adjoint du Bureau malien du droit d’auteur de 1985 à 1988. Date à laquelle il est nommé directeur de cabinet du Secrétariat à l’organisation du bureau exécutif central.

A partir de 1992, il est désigné conseiller technique du ministère de l’Administration territoriale et de la Sécurité, chargé de la Communication et des relations publiques du département.

De 1995 à 1999, il est fonctionnaire du HCR-Mali chargé de l’identification et de l’évaluation des besoins de la zone de Léré en vue de la conception et de la mise en œuvre du programme de réinsertion englobant des projets et autres activités dans divers domaines.

Mohamed El Moctar effectue son retour au gouvernement, après une première expérience gouvernementale sous le président Amadou Toumani Touré. Il fut ministre de la Culture de 2007 à 2012.

Depuis janvier 2003, il est conseiller technique du Premier ministre. Détenteur d’une maîtrise en Droit public de Paris I, option Droit international public et Droit administratif, il est marié et père de 4 enfants.

Mohamed El Moctar parle français, arabe, maure, sonrhaï, bamabara, tamasheq et anglais.

PR TIEMOKOTIEMOKO SANGARE

Le nouveau ministre des Mines, Tiémoko Sangaré, est un professeur d’enseignement supérieur titulaire d’un doctorat en géodésie obtenu en 1987, en ex-URSS.

Né à Sanankourouni, dans le cercle de Bougouni en 1957, le jeune Sangaré fréquente l’École de Manankoro (Bougouni), puis l’École fondamentale de Garalo (Bougouni). Inscrit au lycée Askia Mohamed de 1974-1977, il y passe son Bac. Ses études supérieures le conduisent alors en ex-URSS où il étudie à l’Institut des ingénieurs de géodésie, de photo aérienne et de cartographie de Moscou. C’est dans cet établissement qu’il obtient un doctorat Ph.D. ès sciences techniques, spécialité géodésie.

De retour au pays, Tiémoko Sangaré est professeur à l’École nationale d’ingénieurs, chargé de la Théorie des erreurs, de géodésie spatiale, de cartographie, de topographie générale, de géodésie et de compensation. Plusieurs fois consultant, Tiémoko Sangaré a été directeur général adjoint de l’ENI de 1991 à 1992.

Depuis 2003, il était conseiller technique au ministère des Domaines de l’État et des Affaires Foncières et depuis 2006, coordinateur de la Cellule chargée de la confection du cadastre de Bamako et environs.

Au plan politique, il a été député pendant la législature 1992-97, d’abord sous les couleurs de l’Adema et ensuite du Miria. De 1994 à 2001, il est premier secrétaire administratif du Miria et à partir de 2001, secrétaire général du même parti qu’il quitte plus tard pour revenir à l’Adema dont il est le secrétaire général adjoint depuis janvier 2004.

Le Pr Tiémoko Sangaré n’en est pas à sa première expérience au sein du gouvernement. Il fut ministre de l’Agriculture, puis de l’Environnement et de l’Assainissement de 2007 à 2012.

Le nouveau ministre des Mines parle bambara, français et russe. Marié, il est père de 3 enfants.

M. A MINISTREMOHAMED ALY AG IBRAHIM

L’industrialisation dans notre pays va certainement connaître un nouvel élan avec la création d’un ministère du Développement industriel – une première. Ce nouveau département a été confié au jeune Mohamed Aly Ag Ibrahim. Il était jusqu’à sa nomination conseiller technique à la présidence de la République. Après son baccalauréat en 1996, il s’est inscrit à la Faculté des sciences juridiques de l’Université de Bamako d’où il est sorti avec une maîtrise en Droit privé –option Affaires-. Mohamed Aly Ag Ibrahim a également fait un cycle international d’administration public en marchés à Paris.

De 2006 à 2011, il fut conseiller juridique à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute) où le directeur général lui faisait régulièrement recours pour assurer l’intérim. Il a participé à plusieurs séminaires notamment dans la passation des marchés de fournitures, équipements et sélection des consultants, cours approfondis en passation de marché, exécution et contentieux des marchés publics à Paris, ou encore l’exécution et suivi des contrats, litiges contentieux et arbitrages des marché publics.

Mohamed Aly Ag Ibrahim a également une grande expérience dans la rédaction de conventions de maîtrise d’ouvrage déléguée. Il est formateur dans la passation de marchés et a une compétence dans les contentieux des marchés publics.

Il fut aussi chargé de mission à l’Agence de cessions immobilières (ACI) et administrateur du projet de rénovation de l’aéroport international Modibo Keïta Senou.

Mohamed Aly Ag Ibrahim maîtrise l’informatique notamment Word, Excel, le système d’exploitation Microsoft Windows, et Internet. Ses loisirs sont : le football, le footing, les voyages, et la lecture. Il est marié et père de 3 enfants.

Amadou KoitaAmadou Koïta

Amadou Koïta est le nouveau titulaire du portefeuille de la Jeunesse et de la Construction citoyenne. Né le 3 mars 1970 à Bamako, il passa son baccalauréat au lycée de Markala (série sciences biologiques) en 1992. Orienté à l’Ecole nationale d’administration (ENA), il y obtint une maîtrise en gestion en 1997. De juin 2009 à janvier 2010, il suivra un stage de formation professionnelle sur le contrôle financier au contrôle budgétaire à la Rochelle en France.

Après les études, Amadou Koïta est devenu directeur administratif et financier du Réveil GI entre 1998 et 2002. Quelques années après, il est placé à la tête à cette structure en qualité de directeur général. En 2006, Amadou Koïta est nommé chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. Il occupera plus tard la même fonction au ministère de l’Artisanat, de la Culture et du Tourisme. De février à octobre 2013, Amadou Koïta était chef de cabinet adjoint à la Primature.

Depuis décembre 2015, jusqu’à sa nomination au gouvernement, il était le chef de Cellule d’appui à la décentralisation et à la déconcentration du ministère de l’Economie et des Finances.

Depuis 2009, il est 5è adjoint au maire de la commune III de Bamako chargé de la jeunesse, des sports, de la culture, des arts et du partenariat.

Amadou Koïta s’est fait surtout connaître sur la scène politique. Grand orateur, il ne rate pas d’occasion pour défendre ses idées et ses convictions en tant que leader politique. Depuis le 25 mai 2013, il est le président du Parti socialiste (PS YEELEN KURA). Auparavant, il était secrétaire politique du FDR, premier vice-président du parti UMAM, secrétaire national chargé des questions électorales du PDES, puis président de la jeunesse du PDES. Il était également président de la jeunesse du Mouvement citoyen, secrétaire permanent du siège national du Mouvement citoyen et président de la CJDS (Convergence de la jeunesse démocratique et solidaire).

Marié et père de 6 enfants, le nouveau ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne est un polyglotte. Il parle français, anglais, bambara, wolof, peulh, sonrhai.

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