Sécurisation des frontières dans le Sahel : UN ENJEU MAJEUR POUR LES PAYS DE LA REGION

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Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Aser Kamaté, a présidé hier au Centre international de conférence de Bamako, l’ouverture du 2è atelier régional sur la gestion des frontières.

 C’était en présence du chef de mission de l’Organisation internationale des migration (OIM), Bakary Doumbia, du premier conseiller de l’ambassade du Japon au Mali, Korehito Masuda, de la directrice de la police des frontières du Burkina Faso, Mme Masso Zoungrana, du directeur général de l’administration territoriale de Mauritanie, Mhamada Meimou, et du secrétaire général adjoint du ministère de l’Intérieur du Niger, Amadou Idder.

La région du Sahel est l’une des plus sensibles et les plus instables du continent africain. Malgré la gravité des menaces, ses États membres se trouvent dans l’incapacité de les prévenir et de les endiguer à cause de leur sous-équipement dans le contrôle de leurs frontières. La nécessité d’une coopération transfrontalière, de la gestion des frontières et de leur protection, a incité l’OIM, grâce à un financement du gouvernement du Japon, à mener une initiative régionale visant à renforcer la sécurité des frontières dans le Sahel. Ainsi, le projet de « Gestion coordonnée des frontières au Mali, Niger, Mauritanie et Burkina Faso » prévoit d’améliorer les connaissances et les capacités humaines, techniques et matérielles aux frontières des pays concernés sur une durée de 12 mois.

Il permettra de renforcer les approches régionales et nationales de la gestion des frontières à travers un ensemble de mesures régionales et nationales adaptées. Le projet fait participer à tous les niveaux, les autorités frontalières et d’application de la loi, mais aussi les communautés transfrontalières, pour parvenir à une coopération et une coordination renforcée qui permet d’assurer la sécurité grâce à la gestion des frontières. La rencontre de Bamako qui se tient pendant deux jours, regroupe environ 70 participants (décideurs politiques, représentants d’organisations internationales et  d’organisations non gouvernementales qui travaillent sur la gestion des frontières, de coopérations internationales et de représentations diplomatiques).

Cet atelier est un outil unique pour décupler les efforts de coopération et d’approche stratégique inclusive à l’échelle régionale, a estimé Bakary Doumbia. La rencontre permet, en effet, de matérialiser les efforts aux niveaux nationaux et locaux et s’inscrit dans la démarche de l’OIM d’inclure toutes les parties prenantes dans un dialogue de coopération, en continuité des outils existants mis en place notamment par le G5 Sahel. Pour le représentant du gouvernement japonais, cet appui de son pays s’inscrit dans le cadre des engagements pris lors de la 5è Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique, tenue en juillet 2013 à Yokohama. C’est l’occasion de faire le point de la mise en œuvre des recommandations du premier atelier, d’analyser les réalisations générales du projet et d’échanger sur la pérennisation des structures régionales de coordination, a précisé Korehito Masuda.

La gestion des migrations et des frontières représente, de nos jours, un enjeu majeur pour le Mali et les membres du G5 Sahel, a confirmé Aser Kamaté en évoquant un sujet complexe qui soulève des questions stratégiques essentielles pour la sécurité de nos États. Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a lancé un appel à la communauté internationale pour une mobilisation effective des ressources financières, matérielles et techniques nécessaires à l’amélioration de la gestion de la migration et des frontières.

C. A. DIA

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