Profil citoyen : LA PHASE LOCALE LANCEE

Elle mettra aux prises 8 universités privées et publiques de Bamako. Classées en deux groupes, les équipes s’affronteront autour des thèmes choisis par les organisateurs

La phase locale du profil citoyen (un débat panafricain universitaire) a été lancée samedi dans la salle de conférence de l’Ecole du maintien de la paix « Alioune Blondin Bèye ». C’était sous la présidence de l’épouse du président de la République, Mme Keïta Aminata Maïga. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Mountaga Tall, et son collègue de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Dr Choguel Kokala Maïga étaient aussi de la fête.

 

Ce concours de débat inter-universitaire est initié par l’ONG « AGIR» en partenariat  avec l’Action pour la conscience citoyenne (ACC). Le principe est simple : les jeunes universitaires portent les couleurs et la bannière de leurs écoles et s’affrontent par le biais de joutes oratoires sur des questions d’actualité.

Après cette phase locale le vainqueur défendra la couleur nationale comme cela a été le cas l’année dernière. A cette occasion trois jeunes orateurs maliens de l’université du Mali, et trois de l’université Gaston Berger du Sénégal se sont affrontés en deux manches. Notre pays a remporté  la première édition de ce débat panafricain.

 

Pour l’édition de cette année, la phase locale mettra aux prises 8 universités privées et publiques de Bamako. Classées en deux groupes, les équipes s’affronteront autour des thèmes qui ont été choisis par les organisateurs.

 

Le  groupe A est composé de : Sup-Management, Technolab, la Faculté d’histoire et géographie et l’IUG. Le second groupe sera animé par : l’Université de droit privé, l’ISC, Sup IGA et l’IEHM.

 

En quart de finale Sup-Management affrontera Technolab autour du thème : «  Mariage au Mali, alliance ou adversité ? ». Tandis que le premier groupe soutiendra le oui, le second défendra le contraire. Le deux dernières équipes du groupe A à savoir la Faculté d’histoire et géographie  et l’IUG  rivaliseront autour du thème : « Le système éducatif est-il capable de produire des cadres valables de nos jours ? ». Le premier groupe défendra le oui et le second le non.

 

Les deux premières équipes  du groupe B (Faculté de droit privé et
ISC) auront comme thème : « Est ce que le Mali profite réellement de ses ressources minières ?».  Les deux derniers groupe dont Sup IGA et IEHM réfléchiront autour du thème : «  Ne faudrait-il pas un brevet de technicien pour la profession des prêcheurs ? ». Les deux premières équipes de chaque groupe défendront le oui et les deux derniers le non.

 

La demi finale mettra aux prises les deux vainqueurs de la poule A et B. La première poule aura pour thème : «  La politique agricole du Mali est elle en phase avec l’autosuffisance alimentaire ? » et la seconde : « Les logements sociaux constituent-ils une alternative pour l’accès des pauvres à un logement décent ?».

Le thème de la finale est : «  La justice malienne répond-t-elle à l’aspiration de la population ? ». Pour la demi finale et la finale un tirage sera fait pour designer l’équipe qui va défendre le oui et le non.

 

Le ministre Tall a salué cette initiative qui permettra à la jeunesse malienne de cultiver l’amour du débat contradictoire. Il a invité les grandes écoles, les universités ainsi que les instituts à s’approprier de cet espace du donner et du recevoir. Selon Me Tall, chacun des participants à ce concours sortira gagnant car ils apprendront tous quelque chose. Au finish, explique Mountaga Tall, puisqu’il faut un gagnant, cette
équipe devra comprendre qu’elle aura la lourde tâche de défendre le drapeau malien et l’ensemble du peuple.

La culture du débat dans notre pays est un peu laissée pour compte, a déploré pour sa part, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Dr Choguel Kokala Maïga. Cette initiative participera à la promotion du débat surtout contradictoire dans notre pays s’est-il félicité. Aussi le ministre Maïga a préconisé de multiplier ce genre de forum, afin que les uns et les autres comprennent que l’acquisition de connaissances ne se fait pas qu’à l’école seulement.

 

Mme Keïta Aminata Maïga, a invité les jeunes à être curieux, à aller à la quête du savoir et de l’excellence. Cet espace de débat intellectuel peut aider la jeunesse malienne à se performer et être au rendez-vous de l’excellence et surtout répondre aux exigences des critères d’emploi dans la sous région a estimé la Première dame du Mali.


                                                                                                                    M. A. TRAORE

 

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