Élection législative partielle d’Ansongo : LES ASSURANCES DU DÉPARTEMENT DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE

ElectionToutes les disposions sont prises pour une bonne organisation de l’élection législative partielle dans le cercle d’Ansongo en janvier prochain, suite au décès le 31 août dernier du député élu à Ansongo, Halidou Bonzeye.

 

L’assurance a été donnée hier lors d’une rencontre entre le ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga, et les responsables des partis politiques.
En introduisant les débats de la rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence du département, le directeur général de l’Administration du territoire, Amadou Billy Soussoko, a lu le décret du Conseil des ministres de mercredi dernier portant convocation du collège électoral pour l’élection législative partielle d’Ansongo.
Le collège électoral est convoqué le dimanche 10 janvier 2016. Un second tour du scrutin aura lieu le dimanche 31 janvier si aucun candidat n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour. La campagne électorale à l’occasion du premier tour est ouverte le samedi 19 décembre 2015 à minuit. Elle est close le vendredi 8 janvier 2016 à minuit. La campagne électorale, à l’occasion du second tour s’il y a lieu, est ouverte le jour suivant la proclamation définitive des résultats du premier tour. Elle est close le vendredi 29 janvier 2016 à minuit.
Entrant dans le vif du sujet, des intervenants comme le secrétaire chargé des questions électorales au bureau politique national du RPM, Kaba Diarra, a invité le département à apprendre toutes meures pour la bonne tenue de ce scrutin. « Des insuffisances matérielles ont été constatées dans l’organisation de l’élection législative partielle en Commune V du district de Bamako », a-t-il rappelé.
D’autres questions ont porté sur l’existence ou non au niveau du département d’une stratégie de mobilisation des électeurs. Le représentant de l’URD, Samuel Diarra, s’est inquiété des dispositions sécuritaires prises pour la tenue du scrutin.
Reconnaissant que des insuffisances furent constatées lors de la partielle en Commune V, Amadou Billy Soussoko s’est montré rassurant quant au scrutin à venir : « Toutes les disposions sont prises pour une parfaite organisation de l’élection législative partielle à Ansongo ». Pour lui, les élections sont toujours plus faciles à organiser à l’intérieur du pays, car les agents électoraux sont des enseignants, pour la plupart.
En ce qui concerne l’aspect sécuritaire, le directeur général de l’Administration du territoire, a souligné que l’armée malienne, la MINUSMA et la force de l’opération Barkhane sont présentes dans le cercle. Les représentants de l’État aussi. « Nous avons prévu un budget pour la sécurisation de cette élection », a-t-il précisé.
Après avoir indiqué que cette élection se fera sur la base du ficher électoral actualisé d’octobre passé, le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a annoncé aux partis politiques qu’une réflexion est engagée en vue d’élaborer un projet de loi sur la suppléance en cas de vacance d’un poste de député. Cette disposition imposera la présentation par les candidats, d’une liste titulaire et d’une liste suppléante.
« Un député qui aura fait ses preuves dans un domaine pourra être appelé à d’autres fonctions. Son suppléant deviendra automatiquement parlementaire. Et le titulaire redeviendra parlementaire à la fin de sa nouvelle fonction, au cours du même mandat », a expliqué le ministre, à titre d’exemple. Une indemnité forfaitaire pourrait être allouée annuellement au député suppléant, a suggéré Abdoulaye Idrissa Maïga, en invitant les partis politiques à pousser la réflexion sur cette alternative.
L’introduction de la suppléance dans notre loi électorale est d’autant plus utile, de son point de vue, que l’organisation d’élections partielles coûte très cher au budget national. Par exemple, le budget prévu pour les deux tours de l’élection d’Ansongo se chiffre à plus de 200 millions Fcfa.

C. M. TRAORÉ

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