L’Autorité du bassin du Niger prépare la COP 21 : LE PIC SE PRÉCISE

Sommet ABNLes Etats membres vont renforcer la résilience de la zone au changement climatique.

Et ils ont vu grand La cérémonie d’ouverture des travaux du Conseil des ministres des pays membres de l’Autorité du bassin du Niger (ABN) s’est déroulée hier dans la salle de banquets du Centre international de conférences de Bamako (CICB). Au présidium il y avait les ministres en charge de l’eau du Mali et du Bénin, Mamadou Frankaly Keïta et Christine Gbedji Vyaho, le secrétaire exécutif de l’ABN, Collins R.U. Ihekire, et le chef du département environnement et changements climatiques à la Banque mondiale, Benoit Bosquet. C’était également en présence d’Abdoulaye Dagamaïssa et de Garba Laouali du département Environnement et changements climatiques de la Banque africaine du développement. L’événement a mobilisé plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des officiels et des représentants des organisations de la société civile, venus des 9 pays membres de l’ABN.
Le Conseil des ministres de l’Autorité doit se pencher sur l’examen du rapport du Comité technique des experts a dit sa présidente Christine Gbedji Vyaho.
Etablissant un parallèle entre l’objet du sommet et les valeurs culturelles maliennes qui prônent la solidarité, Christine Gbedji Vyaho a rappelé que les pères fondateurs avaient confié à la Commission du fleuve, fondée en novembre 1964 et qui deviendra plus tard l’ABN, des missions précises : promouvoir la coopération entre les pays membres et assurer le développement intégré. Les domaines visés sont entre autre les secteurs de l’hydraulique, de l’énergie, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la pisciculture, de la sylviculture et de l’exploitation forestière, des mines, de l’industrie, des transports et des communications. Selon Christine Gbedji Vyaho, l’organisation est restée fidèle à l’esprit que lui ont insufflé ses fondateurs. La présente session se tient à un moment où l’ABN connait une évolution positive marquée par d’importantes initiatives devant lui permettre d’atteindre les principaux objectifs de développement intégré du bassin du Niger. Le plan d’investissement pour le renforcement de la résilience au changement climatique dans le bassin du fleuve Niger ou Plan d’investissement climatique (PIC) illustre bien une volonté de réussite collective.
Le PIC constitue un document de négociation qui sera présenté à la 21ème session de la Conférence des parties à la convention cadre des nations unies pour le changement climatique (COP21) qui se tiendra à la fin de ce mois à Paris. Christine Gbedji Vyaho a ajouté que le PIC a été amélioré pour que soient clairement priorisées les actions à entreprendre et que soit respecté un chronogramme de mise en œuvre. La programmation financière prévoit un premier round d’exécution triennal pour un montant estimé à 815,9 millions de dollars (soit environ 404,3 milliards de Fcfa) sur une prévision globale de 3,11 milliards de dollars (environ 1 555 milliards de Fcfa) pour une période de mise en œuvre étalée sur 10 ans. Le PIC concilie la réponse stratégique au changement climatique avec la planification du développement à travers deux paquets. Le premier est constitué du patrimoine de connaissances dans la gestion de l’eau accumulé par les différents usagers et usagères au fil des âges. Il comprend 54 actions prioritaires clairement identifiées. Le second concerne le patrimoine institutionnel et comprend 192 actions bien identifiées.

A.O. DIALLO

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