Développement des Régions du nord du Mali : LA STRATEGIE SPECIFIQUE SE PEAUFINE

Réunion sur le NordElle servira de base de discussion lors de la Conférence d’appel de fonds prévue le 22 octobre prochain à Paris


Le Premier ministre Modibo Keïta a présidée samedi au CICB, l’ouverture des travaux de l’atelier de partage et d’appropriation des résultats provisoires de la Mission d’évaluation conjointe au Nord du Mali (Miec/Nord Mali) et de la stratégie spécifique de développement des régions du Septentrion malien.
 
La rencontre a été organisée sous l’égide du ministère de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine avec l’appui et l’assistance du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Les résultats de cet atelier serviront de base de discussion lors de la Conférence d’appel de fonds, prévue le 22 octobre prochain à Paris, en partenariat avec l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
 
Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement, qui avait à ses côtés notamment le ministre de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Cheickna Seydi Ahmady Diawara, Mme Mbaranga Gasarabwe l’adjointe au chef de la Minusma et patronne du PNUD qui est le chef de file des partenaires techniques et financiers, a rappelé plusieurs points de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.
Il a particulièrement insisté sur l’un de ses objectifs essentiels de la Stratégie spécifique de développement des régions du Nord qui vise à hisser le développement du Septentrion au même niveau que le reste du pays.
Modibo Keïta a remercié l’ensemble des acteurs du processus dont les groupes armés (la Plateforme et la CMA) pour leur implication ainsi que les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant. Le Premier ministre a enfin engagé les Maliens à réaliser eux-mêmes leur destin dans un esprit de cohésion et de paix.
 
Quant à l’ambassadeur d’Algérie, Ayadi Noureddine, représentant la Médiation internationale qui  préside le Comité de suivi de l’accord (CSA), il pour sa part salué les efforts du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, allant dans le sens du dialogue et du respect des engagements pris. Il a noté avec satisfaction la volonté de l’ensemble des parties pour le respect de la cessation des hostilités et la mise en œuvre concertée de l’Accord avec tous les acteurs et étape par étape. Le diplomate algérien a souligné que sans paix, il n’y a pas de sécurité et que sans sécurité, il ne saurait être question de développement.
 
Pour sa part, le chef de file des PTF dont le siège est actuellement occupé par la France, son représentant en la personne de l’ambassadeur Gilles Huberson a émis entre autres souhaits que la rentrée scolaire puisse s’effectuer dans la Région de Kidal avant la conférence de Paris du 22 octobre prochain. Rappelons que depuis 3 ou 4 ans, les écoles ne fonctionnent plus dans la Région de Kidal à cause de l’insécurité et l’absence de structures de l’Etat.
La conférence de Paris, a souligné le diplomate français, sera l’occasion pour la communauté internationale de renouveler sa mobilisation pour le Mali dans une dynamique positive.
 
Au cours des échanges, Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, coordonnatrice résidente des Nations Unies pour l’action humanitaire et chef du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a axé son intervention sur la nécessité de poursuivre les efforts dans l’humanitaire et les actions de développement. Les conclusions des travaux de la MIEC/Nord du Mali et l’ébauche de la Stratégie spécifique de développement ont été partagées par l’ensemble des parties prenantes.
 
L’atelier a regroupé plus d’une centaine de participants représentant le gouvernement,  la Plateforme, CMA, la société civile, le secteur Privé, les partenaires techniques et financiers et  la Médiation internationale.
 
L’Accord pour la paix et la réconciliation signé le 15 mai et le 20 juin 2015 prévoit la création d’une Zone de développement des régions du Nord, dotée d’une Stratégie spécifique de développement élaborée conjointement par les parties avec l’appui des partenaires internationaux et financée notamment par un Fonds de développement durable. Le document prévoit également la mise en place d’une Mission d’évaluation conjointe au Nord du Mali (MIEC/Nord Mali) afin de procéder à l’identification des besoins en matière de relèvement rapide, de réduction de la pauvreté et de développement de la zone. Un autre point essentiel de l’Accord est la convocation d’une Conférence d’appel de fonds dans les deux mois suivant l’élaboration de la Stratégie spécifique de développement.
 
Conformément à ces dispositions de l’Accord, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement ont mené les travaux de la MIEC/Nord. Parallèlement, un groupe de travail est en train d’élaborer, pour le compte du gouvernement, la Stratégie spécifique de développement.
 
A cet effet, conformément à l’esprit de l’Accord, qui stipule que les deux exercices doivent intégrer l’ensemble des parties prenantes, le principe de l’organisation de cet atelier de partage autour de leurs conclusions a été retenu afin de disposer de documents consensuels sur la base desquels des engagements pourront être pris.
 
L’objectif principal de l’atelier était donc de partager avec l’ensemble des parties prenantes les conclusions des travaux de la MIEC/Nord Mali et la Stratégie spécifique de développement des Régions du Nord afin de recueillir et d’intégrer leurs observations.
 
Un autre rendez-vous important est prévu pour aujourd’hui. Il s’agit de la réunion préparatoire de la conférence de mobilisation des fonds. Cette réunion qui se tiendra au CICB est organisée par le ministère de la Coopération internationale et le PNUD avec la Primature.

(Source : MCIIA) 

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