Assemblée générale des Nations unies : LE DEVELOPPEMENT DURABLE AU CENTRE DES DEBATS

Le Pape François a mis les dirigeants du monde devant leur responsabilité

Les dirigeants du monde vont adopter le document final sur le développement pour l’après 2015

Le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta est depuis jeudi à New York où il prend part à la 70è session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies sur l’adoption du programme du développement pour l’après 2015. Le chef de l’Etat est accompagné de son épouse, Mme Keïta Aminata Maïga et de certains membres du gouvernement, Abdoulaye Diop (Affaires étrangères), Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo (Culture, Artisant et Tourisme), Mme Sangaré Oumou Ba (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille), Boubou Cissé (Mines) et Mamadou Igor Diarra (Economie et Finances).
La 70è session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, est historique du fait de la participation du Pape François. Une session spéciale a été consacrée à la déclaration du souverain pontife, au siège de l’organisation onusienne. Dans ce building où se décide très souvent le sort de l’humanité, l’homme d’église a expliqué à ses interlocuteurs l’urgence et la nécessité de maintenir la l’équité, la justice, la paix et l’amour dans le monde mais aussi de vivre en parfaite intelligence avec l’environnement qui reste, selon lui, pour toutes les croyances un bien fondamental. Il a aussi rappelé qu’après 70 ans d’expérience du système des Nations unies, l’adoption et la réforme sont toujours nécessaires.
Parlant de l’équilibre du monde, dans un contexte global de développement intégré, le Pape François a invité les organisations financières internationales à veiller au développement des pays et surtout à agir de manière que ceux-ci ne soient pas asphyxiés par des systèmes de crédits, qui loin de promouvoir les progrès, assujettissent plutôt les communautés à la pauvreté. Pour le souverain pontife, l’équilibre du monde passe aussi par la justice. A ce propos, il a relevé que la justice est une condition indispensable pour atteindre l’idéale de fraternisation des hommes. Parmi les périls sur l’existence de l’humanité figure la guerre. Le Pape fustige cette bêtise humaine.
Pour lui, la guerre est une négation de tous les droits et un drame contre l’humanité. Il a en appelé à l’effort de tous pour éviter la guerre entre les nations du monde. Pour le Pape François, c’est à partir de maintenant qu’il faut adopter l’agenda 2030 pour le développement durable.

Rappelons que pour la 5è fois un souverain pontife assiste à l’ouverture d’une assemblée générale de l’Organisation des Nations unies. Il y a eu Jean Paul VI en 1965, Jean Paul II en 1979 et 1995, le Pape Benoît XVI en 2008 et enfin le Pape François. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon a témoigné de sa reconnaissance à l’illustre homme d’église mû, selon lui, par une passion d’aider les autres. Il a également souligné que la voix du Pape reste assez prudente, demandant plus de solidarité avec ceux qui sont piégés dans les violences des conflits un peu partout.

L’intervention du Pape a été suivie de l’ouverture officielle de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette réunion mondiale déterminera la marche mondiale à suivre après 2015, en termes d’opportunités de développement durable mais aussi d’actions à engager dans nos pays, notamment ceux en développement, parfois confrontés à de graves crises politiques, financières voire sécuritaires. Ces nations sur qui des menaces couvent dans plusieurs domaines de développement, doivent repenser leurs programmes de l’après 2015 pour mieux répondre au défi du futur. Il faut rappeler que 2015 a été désigné par le système des Nations unies comme l’année de l’action d’où le thème central du débat général : « l’ONU 70 ans, un nouvel engagement pour l’action » qui s’ouvre aujourd’hui. De nombreuses questions liées au développement, à l’amélioration des conditions de vie des populations et aux périls sécuritaires sur le développement de certains pays en développement, notamment ceux du continent africain, ont été discutées par les leaders du monde. Il sera également question d’organiser la riposte contre l’extrémisme violent parce qu’une certaine opinion assimile l’islam à la barbarie du fait des agissements inhumains et incompréhensibles.

Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent adopter au cours de cette réunion mondiale, le document final relatif au programme de développement pour l‘après 2015. Il s’agit donc de se projeter au delà de cette année, notamment à travers les objectifs du développement durable (ODD). La nécessité de s’inscrire dans cette vision a été rappelée par les deux co-présidents de la plénière de la 70è session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, notamment l’ex premier ministre danois et le président ougandais Yuweri Museveni.

Le Premier ministre danois a indiqué que le nouveau programme déterminera la nouvelle vision du monde et que l’histoire nous jugera. Pour Yuweri Museveni, ce sommeil est le point de départ d’un programme de développement universel et inclusif, ambitieux. Il a aussi précisé que dans les 17 ODD, la dimension sociale est prise en compte avant d’énumérer quelques progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de réduction de la mortalité maternelle et néonatale mais aussi de pauvreté dans le monde. Il a étayé ce dernier constat par des statistiques attestant que plus d’un milliard de personnes sont sorties de la pauvreté dans le monde.

Le climat est une question cruciale sur laquelle le monde va se prononcer prochainement dans la capitale française. Le secrétaire générale des Nations unies a observé qu’un accord sur le climat sera une avancée. Ban Ki- Moon a indiqué que plusieurs pays sont en train d’intégrer les questions essentielles sur le climat dans leurs programmes de développement. «Nous devons aussi mobiliser les entreprises et la société civile, écouter les scientifiques mais surtout nous remettre au travail » a-t-il relevé.

Le président de la République, participant à cette session de l’Assemblée mondiale des Nation unies sera particulièrement sollicité. Au programme du chef de l’Etat, il est prévu une série d’audiences, notamment avec son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-sisi, le secrétaire générale de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-Moon, la chancelière allemande Angela Merkel. Il recevra également le roi Abdullah II Ibn Al Hussein de Jordanie et fera également partie des hôtes, invités à diner chez le président américain Barack Obama. Cet agenda extrêmement chargé du président IBK, atteste de son leadership politique à l’échelle planétaire.

En marge du débat général de la session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, le président est attendu sur d’autres questions essentielles de développement voire de survie de l’humanité, notamment la stratégie mondiale pour la santé des femmes et des adolescents, les jeunes et la sécurité dans les pays du bassin du Lac Tchad. Il doit également participer à un débat public sur le règlement des conflits au moyen Orient, en Afrique du Nord et la lutte contre la menace terroriste dans la région.

B. DOUMBIA

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