Développement rural : LA BANQUE MONDIALE SCRUTE LES PROJETS ET LES PERSPECTIVES

une 17 4 2009La mission s’intéresse autant aux actions en cours qu’aux innovations prévues par le département chargé du Développement rural

La salle de conférence du ministère du Développement rural a abrité lundi dernier une séance de travail avec le directeur sectoriel de l’Agriculture de l’Afrique de l’ouest et du centre du Groupe de la Banque mondiale, Siméon Kacou Ehui. Ce dernier conduit une mission de terrain qui s’achève aujourd’hui dans notre pays.
Cette séance de travail a regroupé autour du ministre du Développement rural, Dr Bokary Tréta, le directeur des opérations du Groupe de la Banque mondiale du bureau régional (Mali, Niger, Tchad et Centrafrique), Paul Noumba Um, des membres de l’institution de Bretton Woods ainsi que de la filiale Société financière internationale (SFI), des responsables des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali. Il s’agit notamment du Projet d’accroissement de la productivité agricole au Mali (PAPAM), du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) et du Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAAPP).
Paul Noumba Um a saisi l’opportunité de cette visite pour présenter la nouvelle responsable du Projet PAPAM au niveau de la Banque mondiale et la coordinatrice du Groupe thématique Economie agricole et rurale, Remileku Rakiatu Cole en remplacement de Nicaise Ehoué appelé à d’autres fonctions.
L’objet de la rencontre était de présenter l’état d’exécution des projets et programmes financés par la Banque mondiale, de passer en revue la nouvelle vision de la stratégie du département sur le secteur rural. Par ailleurs, la mission de la Banque mondiale veut s’intéresser à la politique du ministère relative aux pôles de croissance et de compétitivité appelée agropoles.
« Nous sommes venus prendre connaissance des domaines de coopération agricole avec le Mali afin de savoir dans quelle mesure la Banque mondiale pourra apporter sa contribution pour lever les contraintes majeures à un développement agricole durable et efficiente », a souligné d’emblée Siméon Kacou Ehui. Dans la foulée, il s’est réjoui du fait que les autorités maliennes aient porté la part du budget consacrée à l’agriculture à 15%. De pareils exemples ne sont pas légion sur le continent, a souligné le directeur sectoriel de l’Agriculture.
37 MILLIARDS FCFA DE SUBVENTIONS. De son côté, Paul Noumba Um a indiqué que cette présentation avec le personnel de la Banque a également pour objet de passer en revue les entraves à l’avancement des projets financés et d’ébaucher des solutions d’amélioration. La Banque mondiale pourrait apporter son appui au recensement général agricole et de l’élevage que conduit déjà le département du Développement rural. Ce recensement permettra à la Banque de disposer de statistiques fiables, donc d’une base de données pour sortir des extrapolations de chiffres.
Dr Tréta a fait remarquer que la Banque mondiale est avec la Banque africaine de développement (BAD) un des plus grands contributeurs dans le secteur de notre développement rural, où elle finance d’importants projets. Le ministre du Développement rural a indiqué que le département a entamé avec l’institution financière internationale des discussions en vue de la formulation de nouveaux projets. La visite du nouveau directeur sectoriel de l’Agriculture permettra certainement d’obtenir des avancées dans les discussions et notamment d’identifier des centres d’intérêts communs.
Le ministre a insisté sur le fait qu’au Mali, il y a une cohérence entre le discours et la mobilisation des ressources. Les autorités ont identifié le secteur du développement rural comme le moteur de la croissance économique et y consacrent une part très importante du budget. Les 15% accordés à l’agriculture se sont traduits, selon Dr Tréta, par une allocation pour cette campagne agricole de 37 milliards Fcfa de subventions (engrais, semences et équipements) et 5 milliards versés au Fonds national d’appui à l’agriculture.
Par ailleurs, le département a mis en chantier d’importants chantiers à savoir le Plan national d’investissements dans le secteur agricole (PNISA) qui sera décliné en programmes opérationnels, le recensement général de l’agriculture et de l’élevage, la formulation des projets d’agropoles. Ce projet de compétitivité et de pôles régionaux de croissance agricole sera développé dans chaque région. Ces pôles de croissance économique permettront de mettre un contenu concret à la politique de régionalisation engagée par le gouvernement.
M. COULIBALY

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