Session du Comité national du crédit : TENDANCES POSITIVES

Le Comité a constaté que la situation économique se caractérise par une relative embellie avec un taux de croissance d’environ 6%

Le Comité national du crédit est une instance statutaire créée au niveau de la BCEAO au sein de laquelle siègent des personnalités qui examinent la situation économique et financière du pays dans son environnement. Il a tenu lundi, sa troisième session au titre de l’exercice 2015, à l’Agence principale de la BCEAO à Bamako.

La session était présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor Diarra qui est le président statutaire du Comité. Le ministre avait à son côté le directeur national de la BCEAO, Konzo Traoré. La session a regroupé des représentants des associations professionnelles des banques et établissements financiers, et ceux du monde de l’industrie et du commerce.


Le Comité a examiné un certain nombre de documents relatifs à la situation économique au niveau communautaire à la date du 30 juin 2015. Cette situation selon le ministre Diarra se caractérise par une relative embellie puisque le taux de croissances économique avoisine les 6%, tandis que l’inflation est contenue dans la norme communautaire de l’UEMOA, donc inférieure à 3% (environ 2% plus précisément).

« Dans un tel contexte, nous pensons qu’avec certainement une bonne pluviométrie et si les récoltes sont au rendez-vous, la zone devrait enregistrer une croissance un peu plus importante que celle constatée dans d’autres parties du monde», a commenté le ministre de l’Economie et des Finances.

Pour le cas de notre pays, les membres du Comité sont revenus sur des problèmes recurrent, comme le financement des PME et PMI.

« Avec le système bancaire et l’appui de la Banque centrale nous avons initié des réflexions non seulement pour redéfinir la PME, mais aussi savoir quelles sont les ressources dont elles devraient bénéficier pour pouvoir investir parce qu’elles sont aussi pourvoyeuses d’emplois », a indiqué Mamadou Igor Diarra, ajoutant que le département des Finances est engagé avec le système bancaire pour créer plus de possibilités de financement des PME.

Le Conseil national a par ailleurs étudié la situation des immobilisations hors exploitations, c’est-à-dire les immeubles qui sont dans les bilans des banques et qui sont saisis suite aux procédures des recouvrements.

Le niveau des immeubles saisis ou adjugés en faveur des banques maliennes est aujourd’hui très élevé avec une norme qui est aux alentours de 15% et qui est dépassée de très loin, a constaté le ministre Diarra. Ce qui pose un problème parce que les banques n’ont pas pour vocation de garder les immeubles.

Sur le plan législatif, les membres du Comité ont apprécié le niveau de transposition des textes communautaires au niveau national et notre pays se comporte plutôt comme un bon élève avec un taux de transposition de 60%. « Nous allons poursuivre les efforts d’ici la fin de l’année », a promis le ministre de l’Economie et des Finances.

Le Comité national du crédit a enfin examiné les effets de la modification de la législation sur le capital minimum des banques. Dorénavant pour exercer l’activité de banque au Mali, il faut un minimum de 10 milliards de Fcfa au lieu de 5 milliards comme c’est le cas actuellement et pour les établissements financiers il faut désormais 3 milliards contre un milliard dans l’ancienne réglementation.

Pour le ministre Mamadou Igor Diarra, il est nécessaire que les banques se préparent à affronter cette étape et qu’elles se mettent dans les prédispositions de respecter les standards internationaux comme le veulent les autorités de l’UEMOA.

S. TANGARA

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