Programme de reconstruction et de relance économique : LA FAO PRIVILEGIE LE VOLET DEVELOPPEMENT RURAL

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Cette composante vise la réhabilitation ou la construction des petits périmètres irrigués villageois, des unités de transformation, la mise à disposition d’intrants et de petits équipements agricoles, la relance de l’élevage et l’appui aux activités génératrices de revenus

Le ministère du Développement rural a abrité mardi le lancement de la composante développement rural du Programme de reconstruction et de relance économique (PRRE). Les documents ont été paraphés par le directeur général de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano Da Silva, et le ministre du Développement rural, le Dr Bocari Treta.
Placé sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances, le PRRE vise à améliorer l’infrastructure de base et les opportunités socio-économiques pour les communautés touchées par la crise au Mali. Il s’inscrit dans le cadre du Plan de relance durable du Mali (PRED) financé conjointement par la Banque mondiale et le gouvernement.
Ce programme répond aux besoins de création des conditions propices de relance économique et de survie de plus de 32.000 exploitations agricoles. La composante développement rural de ce programme financé à hauteur de 2,5 milliards Fcfa par la Banque mondiale et dont la maîtrise d’ouvrage délégué est assurée par la FAO permettra, entre autres, la réhabilitation ou la construction des petits périmètres irrigués villageois (PPIV), des unités de transformation, la mise à disposition d’intrants et de petits équipements agricoles, la relance de l’élevage et l’appui aux activités génératrices de revenus.
La réhabilitation des infrastructures publiques locales aidera à soutenir les opportunités économiques et d’emplois à court terme, tout en augmentant l’accès aux marchés et aux services publics. Cette composante appuiera la réhabilitation des routes de desserte, des marchés, des systèmes de drainage, d’alimentation en eau et en énergie, ainsi que la réhabilitation et l’équipement des écoles, des structures de santé et des bâtiments municipaux. Elle bénéficiera principalement aux communautés touchées par le conflit dans le Nord. Elle financera également les besoins en infrastructures dans le Sud, au profit des communautés qui auront été les plus touchées en tant que communautés d’accueil de populations déplacées du Nord.
L’appui aux investissements productifs vise à relancer l’activité économique et à aider les organisations communautaires de base (OCB) à entreprendre des activités productives dans le but d’augmenter leurs revenus en répondant aux besoins d’investissement prioritaires. Cet appui aidera aussi les ménages ruraux touchés par le conflit à restaurer leurs moyens de production et à réduire l’insécurité alimentaire.
Les activités productives collectives visent à canaliser des subventions aux OCB existantes, dotées de statut juridique, pour le financement des investissements productifs proposés. La sous-composante portera sur les types d’investissement comme la réhabilitation et/ou la construction d’infrastructures pour des activités de production agricole, comme les petits périmètres irrigués, les installations de stockage, et les petites unités de transformation, la relance des activités d’élevage et de pêche, y compris le repeuplement, la fourniture d’aliments pour animaux, la vaccination et la commercialisation, et les activités génératrices de revenus pour artisans.
La restauration des actifs productifs des ménages va réhabiliter les actifs productifs des ménages vulnérables ciblés grâce à l’amélioration de l’accès aux semences, engrais, aliments pour animaux, petits ruminants et petits matériels.
Le directeur général de la FAO s’est dit très heureux de procéder au lancement officiel de cette composante développement rural. Il a salué notre pays qui à l’instar du Gabon et de l’Angola, a atteint un des objectifs du Sommet mondial de l’alimentation qui consiste à réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées à l’échéance 2015 par rapport au niveau de 1990, objectif qui constitue la cible n° 1 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Cette double performance agricole du Mali sera saluée et honorée au cours de la Conférence de la FAO qui se tiendra à Rome en juin prochain, a promis José Graziano Da Silva.
Le ministre du Développement rural a remercié les producteurs et productrices, les cadres et agents d’encadrement, les partenaires techniques et financiers qui ont tous contribué à ce succès agricole. Le programme qui démarrera sous peu contribuera à la relance socio-économique des communautés affectées par la crise de 2012. Le projet n’attend plus que la signature de l’accord d’Alger pour effectivement démarrer ses activités, a promis le chef du département.
Le Dr Treta a salué la promesse faite par le directeur général de la FAO de dépêcher des experts brésiliens au Mali en vue de partager leurs expériences avec le département pour la mise en œuvre des agropoles.

M. COULIBALY

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