Attentat au bar restaurant « la Terrasse », attaque de Kidal, lynchage à Gao : LES PRECISIONS DE CHOGUEL K. MAIGA

La rencontre du porte-parole du gouvernement avec la presse avait pour but de combler un déficit d’informations précises ne devant « souffrir d’aucun autre commentaire » 

Dans la nouvelle dynamique de la communication gouvernementale, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Choguel Kokalla Maiga, en sa qualité de porte-parole du gouvernement, a tenu hier un point de presse à la Cité administrative pour fournir aux médias des précisions sur l’attentat qui a frappé vendredi notre capitale. Au demeurant, les médias internationaux, notamment français, ont débarqué en grand nombre dans notre pays durant le week-end pour couvrir de près la suite de l’attaque du bar-restaurant « La terrasse », qui fut la cible d’un assaut meurtrier dans la nuit de vendredi à samedi.
D’entrée de jeu, le porte-parole du gouvernement a précisé que l’exercice se veut le début d’une série de rencontres à l’attention de la presse nationale et étrangère. Le but est de corriger une lacune en comblant un déficit d’informations précises ne devant « souffrir d’aucun autre commentaire ».
Qu’il s’agisse de l’attentat à Bamako, de l’attaque du camp de la MINUSMA à Kidal ou encore du lynchage de deux présumés jeteurs de grenades à Gao (voir l’Essor du lundi 9 mars), Choguel Kokalla Maïga a donné des précisions de taille.
Sur le premier cas, celui de l’attentat du bar restaurant « la Terrasse » de Bamako, le porte-parole du gouvernement a invité les médias à éviter les conclusions hâtives. Les investigations étant en cours, le ministre Maiga préfère éviter l’inflation de commentaires. Il confirme juste que les deux suspects arrêtés dans la foulée n’ont rien à voir avec l’attentat. Pour le moment, les enquêtes sont en cours. Il a réaffirmé la position de l’Etat qui est celle de la fermeté, du refus total de l’intimidation et de la panique. Pour Choguel Kokalla Maïga, un accord de paix solide reste la seule solution à une paix durable.
Le porte-parole du gouvernement a salué le soutien multiforme de la France et voit plutôt d’un bon œil les mesures de sécurité supplémentaires prises par son ambassade à Bamako pour mieux sécuriser ses ressortissants. En parallèle, nos forces de l’ordre et de sécurité travaillent également au même objectif. Mais sans tapage superflu. Le gouvernement, dit-il, ne souhaite pas donner l’impression que notre population cède à la panique.
Interrogé sur la découverte (antérieure à l’attentat) d’un nid de terroristes dans la périphérie de la capitale, Choguel Kokalla Maiga confirme l’information. Il salue à cet effet la vigilance des services de renseignement qui sont à la base de cette importante saisie de matériel de guerre. Pour lui, tous les citoyens doivent se comporter comme des soldats au front, en dénonçant tout comportement suspect aux forces de l’ordre.
S’agissant de Gao, le ministre Maïga qui dit comprendre les souffrances des populations de la cité des Askia, est loin d’être d’accord avec leur méthode. « Personne ne doit se rendre justice », a-t-il asséné avant d’inviter les uns et les autres au calme. Et surtout « ne pas faire le jeu des ennemis de la paix ». L’amalgame compromet la paix. Choguel Kokalla Maiga a conclu son message par un appel à l’endroit des groupes armés, les exhortant à parapher sans délai le projet d’accord. Cela leur permet, selon son analyse, de se démarquer des ennemis de la civilisation et du progrès.
L’attaque des camps de la MINUSMA de Kidal a été fermement condamnée par le gouvernement qui présente ses condoléances attristées à l’ONU et aux familles des victimes. Le porte-parole du gouvernement a donné rendez-vous « très prochainement » à ses interlocuteurs pour ne plus « rester silencieux » et surtout clarifier « la vision du gouvernement ».

A. M. CISSE

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