69è session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU : LE PRESIDENT KEITA A MULTIPLIE LES RENCONTRES

Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, s’est entretenu avec plusieurs personnalités lors de son séjour à New York en marge de la 69è session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Parmi les sujets abordés, la coopération bilatérale et multilatérale et surtout l’évolution de la situation sécuritaire dans notre pays.

Ibrahim Boubacar Keita a ainsi discuté avec la sous-secrétaire d’Etat américaine aux Affaires politiques, Mme Wendy Sherman, sur les derniers développements de l’actualité dans notre pays. Au cours de cette audience, Mme Sherman a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à poursuivre leur accompagnement pour faciliter le processus de paix en cours. « Je suis venue signifier notre appui au président de la République et au peuple du Mali. Il y a en ce moment un processus de paix et de réconciliation en cours au Mali et nous sommes venus avec notre expertise en vue d’apporter notre appui », dira Mme Wendy Sherman.
Les Etats-Unis sont un partenaire stratégique important de notre pays dans les domaines du développement, de la sécurité et de la diplomatie.

Le président de la République a pris part aussi à un déjeuner de travail de haut niveau sur le trafic illicite des espèces protégées, organisé par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, en partenariat avec l’Allemagne. Le président Bongo a expliqué à cette occasion que le problème du trafic illicite, surtout celui des éléphants, représente une perte de 25 milliards de dollars par an et est devenu un défi pour la sécurité car ceux qui s’y adonnent sont de plus en plus agressifs. Il a exhorté la communauté internationale à intensifier la coopération pour trouver des solutions efficaces à ces activités illégales.
Cette problématique a fortement intéressé le président Kéita qui a expliqué que ces activités illégales sont également monnaie courante au Mali, notamment dans le Gourma où il y a encore des éléphants. Selon les estimations, le nombre des derniers éléphants de la zone sahélienne est inférieur à 500. Les participants au déjeuner de travail ont estimé que de telles initiatives doivent s’intensifier pour aller vers une synergie d’actions pour sauver les espèces protégées.

Le chef de l’Etat a par ailleurs eu un entretien avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, au cours duquel il a été surtout question des pourparlers d’Alger. A l’issue de l’entretien, le chef de la diplomatie algérienne qui pilote les discussions entre le gouvernement et les groupes armés, a confié à la presse : » Nous avons un large spectre d’intérêts communs en tant que pays frères et voisins. Si nous nous retrouvons ensemble aux Nations Unies, nous avons l’obligation de fixer un regard sur l’actualité internationale, évidement sur la situation entre nos deux pays et sur l’effort auquel nous participons avec un grand nombre de parties maliennes et des partenaires internationaux en vue de permettre aux Maliens de développer une vision commune de l’avenir qui puisse servir la démocratie, la paix, la sécurité et la prospérité également ».

Le ministre des Affaires étrangères algérien a tenu à préciser que les pourparlers d’Alger ne sont ni interrompus, ni suspendus. « Simplement nous avons des obligations et il était programmé qu’il y aurait des étapes. Et ces étapes là sont en train de se dérouler ainsi qu’il a été convenu », a indiqué Ramtane Lamamra qui a annoncé, dans les jours à venir, des réunions actives du côté de la médiation. « L’équipe de la médiation va pouvoir analyser tout ce qui a été dit, tout ce qui a été fait pendant les phases précédentes pour permettre d’envisager l’avenir ensemble et peut-être de formuler des propositions de la part de la médiation pour les soumettre aux différentes délégations. Nous allons incontestablement continuer le travail et nous comptons même accélérer la cadence », a-t-il assuré.

Le ministre algérien des Affaires étrangères a également réagi à la mobilisation des Maliens contre la division du pays. « Nous sommes à l’écoute de pulsion de la société malienne. La démocratie, la diversité, le pluralisme, la liberté d’expression ont tout naturellement leur place dans ce processus de négociations. De toute évidence, le processus dans son ensemble devrait pouvoir aller de l’avant. Et plus nous avancerons, les appréhensions, les incertitudes seront levées », a-t-il assuré, avant de rappeler que la feuille de route signée le 24 juillet dernier à Alger a été claire sur le respect de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali.

Quant au directeur exécutif du Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, Mark Duby, il a annoncé, à l’issue de son entretien avec le chef de l’Etat, que son organisme compte investir plus de 200 millions d’euros (130 milliards de Fcfa) au Mali contre ces maladies. Le fonds est intervenu dans notre pays à hauteur 65 millions d’euros (42,6 milliards de Fcfa).

Le ministre norvégien des Affaires étrangères Borge Drende a, lui aussi, rencontré le président Keita pour réaffirmer le soutien et l’attachement de son pays à l’unité du Mali.

Sur les échanges avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, et le président de la 69è assemblée générale des Nations Unies, l’Ougandais Sam Kutesa, rien n’a filtré des échanges.

Envoyé spécial

M. KEITA

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