Campagne agricole 2014-2015 : L’ESPOIR EST PERMIS

Le bureau Statistique et suivi -évaluation (BSSE) , de la Direction nationale de l’Agriculture (DNA), une structure de suivi rapproché de la situation de la campagne en cours. Les observations sont vulgarisées par un bulletin harmonisé. Ce document révèle que la situation hydrologique est marquée par la montée franche du niveau sur tous les cours d’eau. 

Les hauteurs d’eau sont nettement sont inférieures à celles de l’année dernière sur le fleuve Niger en amont de Kirango, Markala et les hauts bassins du Sénégal et du Sankarani. Ils sont inférieurs à ceux d’une année moyenne pour la même période sur tous les cours d’eau à l’exception du Bani à Douna. Globalement, on retient que les quantités de pluies recueillies et leur répartition dans le temps et dans l’espace pronostiquent un bon développement végétatif dans toutes les zones de production. Le niveau de la crue a favorisé l’inondation des zones de riziculture à submersion libre et à submersion contrôlée dans les zones du Delta intérieur du Niger, de l’Office riz ségou (ORS), l’Office riz Mopti (ORM) et du moyen Bani.

L’état des pâturages herbacés est satisfaisant dans les principales zones agropastorales des régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso. Une légère amélioration est en cours dans les localités situées au sud des régions de Ségou et Mopti. Mais, quelques poches de sécheresse sont signalées par endroits. Dans les autres zones agropastorales du pays, la situation demeure mauvaise. Les pâturages aériens présentent un état satisfaisant de façon générale. L’état des bourgoutières de la zone inondée est jugé passable dans l’ensemble. L’alimentation des animaux est toujours soutenue par l’apport d’aliment bétail. L’abreuvement est facile et s’effectue sans problème au niveau des mares, des puits, des forages, des canaux d’irrigation, des bancotières et des points de surface hivernale dans plusieurs localités sud et centre du pays.

L’état d’embonpoint des animaux et le niveau des productions animales sont passables, selon les différents secteurs d’élevage. Les opérations de recensement des producteurs devant bénéficier de la subvention des engrais se poursuivent sur toute l’étendue des zones de production. Toutefois ce recensement tend vers la fin. Ainsi, le nombre de producteurs de riz et de céréales sèches recensés est de 811.018 exploitants, dont 155.888 femmes contre 557.746 exploitants, dont 86.054 femmes pour la campagne agricole 2013-2014. L’analyse de ce chiffre démontre que 399.681 exploitants, dont 103.392 femmes en riz, 213.683 exploitants, dont 35.996 femmes en maïs conventionnel, 23.153 exploitants dont 4.989 femmes en maïs hybride, 149.631 exploitants dont 9.870 femmes en mil et 24.871 exploitants dont 1.641 femmes pour le sorgho. Le nombre de producteurs recensés est supérieur à celui de l’année précédente à la même période.

L’ENGOUEMENT SUR LES ENGRAIS MINÉRAUX. Les opérations de délivrance de cautions techniques se poursuivent normalement dans toutes les régions. Les stocks d’engrais et de semences constitués par les fournisseurs sont de 275.319,92 tonnes d’engrais minéraux, 8.793,25 tonnes d’engrais organiques et 220,93 tonnes de semences de maïs hybride.

Le stock national de sécurité de semences a été évalué à 324,56 tonnes de céréales. Les quantités de semences de maïs hybrides placées auprès des producteurs sur la base des cautions techniques sont de 175,65 tonnes sur 275, soit environ (64%). La rupture de pluies intervenues à l’époque des semis dans les bassins de production de maïs est à l’origine de la faiblesse du taux d’utilisation des semences de maïs hybrides. La quantité d’engrais minéraux placée est d’environ 298.573,03 tonnes (78%) et 5.278,3 tonnes (24%) d’engrais organique. Les opérations de placement d’engrais auprès des producteurs se poursuivent aussi normalement par plusieurs partenaires, dont le Fonds national de stabilisation économique et social.

Les plus grandes réalisations sont enregistrées au niveau du riz de bas- fond et le riz Nerica avec un taux respectif de 92% et 81%. Les quantités d’engrais mises en place, depuis le mois dernier, sont nettement supérieures à celles de la dernière campagne à la même période. Cette hausse, selon le Directeur national de l’Agriculture, Moussa Camara, découle de l’engouement des producteurs et à la baisse du prix de cession du sac d’engrais. Plusieurs partenaires ont appuyé les producteurs en semences. Au niveau de la culture du riz les activités dominantes se résument au repiquage dans les périmètres irrigués, notamment à l’Office du Niger, l’Office du périmètre irrigué de Baguinéda (OPIB), l’Office de développement rural de Sélingué (ODRS), dans les périmètres irrigués villageois (PIV) du Nord de notre pays.

Les superficies semées ou repiquées en riz (tous systèmes de riziculture confondus), pendant le mois d’août, sont nettement supérieures à celles de la campagne passée à la même période. Ceci s’explique par l’installation précoce des pluies et de la crue dans le pays, a expliqué Moussa Camara. Le Directeur national de l’Agriculture assure que le calendrier agricole offre encore l’opportunité de pouvoir réaliser les objectifs fixés. Le stade phénologique des cultures est le tallage-montaison pour le mil, la levée-feuille-montaison pour le sorgho, montaison-épiaison-maturation pour le maïs.

Certaines variétés de cette céréale, apte à la grillade, sont vendues sur le marché depuis quelques mois déjà. Le riz irrigué est au stade de repiquage-tallage-montaison, le riz pluvial au tallage-montaison. Le coton est au stade de ramification-capsulaison, l’arachide et le niébé à la ramification-floraison. Les producteurs bénéficieront de tous les appuis conseils dispensés par les services techniques afin de mieux protéger leurs cultures et de mieux produire.

Si la pluie maintient un bon rythme pour ce mois de septembre, et si le pays enregistre parallèlement une accalmie sur le front des déprédateurs, les objectifs de campagne seront atteints.

Synthèse

S. Y. WAGUE 

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