Campus universitaire de Kabala : APRES LES RESIDENCES, LES INFRASTRUCTURES PEDAGOGIQUES ET ADMINISTRATIVES

Les bâtiments comprendront un rectorat, un centre multimédia, une école doctorale, un bloc de trois amphithéâtres, deux facultés des sciences humaines et de droit et une école normale d’enseignement technique et professionnel.

Le campus universitaire de Kabala sera, sans doute, une véritable acropole du savoir dans notre pays. Après la construction de résidences universitaires de 4000 places et autres commodités, le site va bénéficier de 14 autres bâtiments dans le cadre d’un projet d’extension signé en août 2012 entre notre pays et la République populaire de Chine.

La pose de la première pierre des 7 premiers bâtiments de ce projet d’extension a été effectuée, hier, par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. La cérémonie s’est déroulée sur le site de l’université en présence de membres du gouvernement, de représentants du monde scolaire et d’institutions accréditées dans notre pays ainsi que de nombreux invités. Les habitants des localités voisines ont réservé un accueil chaleureux au président de la République.

Les travaux qui démarrent, concernent la construction d’infrastructures pédagogiques et administratives au sein du campus universitaire de Kabala. Les bâtiments comprendront un rectorat, un centre multimédia, une école doctorale, un bloc d’amphithéâtres composé de deux amphis de 500 places chacun et d’un amphi de 300 places, deux facultés de sciences humaines et de droit et une école normale d’enseignement technique et professionnel. Le coût des travaux est estimé à 35 milliards Fcfa financés sous forme de don par le gouvernement de la République populaire de Chine. Les travaux vont durer 33 mois. Ils seront exécutés par l’entreprise chinoise Beijing construction engineering group (BCEG).

La réalisation de projet s’inscrit dans le cadre des actions initiées par le gouvernement afin de doter l’université d’infrastructures modernes et de qualité et d’offrir aux enseignants et étudiants les meilleures conditions de travail possibles. L’opération va contribuer à résoudre les difficultés auxquelles est confronté l’enseignement supérieur.

Avec un effectif estimé à plus de 100 000 étudiants, l’université au Mali présente des besoins criards en infrastructures. Un exemple ? Près de la moitié des effectifs étudiants suit des cours dans des immeubles mal adaptés, loués à Badalabougou, Sokoniko ou encore au stade Omnisports de Bamako. Pour cela, l’Etat débourse chaque année plus de 475 millions de Fcfa en frais de location.

Les instituts de recherches, notamment le Centre national de la recherche scientifique, les instituts supérieurs de formation et de recherche appliquée, des sciences humaines, des hautes études et de recherches islamiques, ne sont pas mieux lotis.

La scission de l’université de Bamako en quatre entités, suite à la reforme de l’enseignement supérieur, n’a guère résolu le problème des infrastructures. Certaines universités n’ont toujours pas leurs propres locaux.

« Cette grave dégradation de l’environnement de la formation et de la recherche explique en partie les crises récurrentes que connaît le système éducatif et les dysfonctionnements constatés dans sa gouvernance », a estimé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. La réalisation de nouvelles infrastructures va contribuer à améliorer l’environnement de la formation et de la recherche à travers la création d’un deuxième pôle universitaire décloisonnant le campus universitaire de Badalabougou, le seul disponible à ce jour, a indiqué Moustapha Dicko. Le projet de construction de 14 blocs dans le cadre de l’extension du campus concerne, précise-t-il, la réalisation d’infrastructures pédagogiques, de recherche, administratives et ou encore techniques.

L’ambassadeur de Chine au Mali, Cao Zhongming, a souligné l’intérêt que son pays accordait à l’éducation en général et à la réalisation de ce projet en particulier. La réalisation de ces infrastructures sur 42 000 m2 est le plus grand projet de la Chine dans le domaine éducatif en Afrique de l’Ouest, a indiqué le diplomate qui a énuméré d’autres infrastructures gracieusement offertes par son pays au Mali dont des stades, des hôpitaux ou encore le 3ème pont de Bamako.

La concrétisation du présent projet ouvre de nouvelles perspectives pour nos deux pays dans le domaine de l’éducation qui est le vecteur du développement, a indiqué Cao Zhongming. Rappelons que la Chine offre aux étudiants maliens des bourses dans divers domaines de formation.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a remercié le gouvernement et le peuple chinois pour la concrétisation de ce projet qui cadre avec les priorités de l’enseignement supérieur. « L’école malienne s’est délitée et est caractérisée par une baisse drastique du niveau des apprenants », a déploré le chef de l’Etat qui a exhorté l’ensemble des acteurs à s’impliquer pour sortir l’école de la crise qu’elle traverse. Ibrahim Boubacar Kéïta a surtout appelé les enseignants et des élèves à la retenue et à la compréhension pour faire de la formation des ressources humaines, le socle du notre développement. « L’école est un lieu de savoir et non de violence », a rappelé le chef de l’Etat qui a indiqué que les priorités du gouvernement dans le cadre de la refondation de notre système éducatif concernent, entre autres, une meilleure gestion des ressources humaines et financières, la création d’infrastructures modernes adaptées et la promotion de la qualité et de l’excellence.

Auparavant, le maire de Kalaban-coro, Issa Ballo, avait souhaité l’agrandissement de la voie qui mène à l’université pour absorber la hausse du trafic à venir. A la fin des travaux, l’université de Kabala sera en effet un des centres névralgiques de la capitale, appuiera-t-il. Rappelons que la route concernée est en cours de construction en 2×2 voies.

Be. COULIBALY  

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